Public : 12+ Origine : Japon Titre original : (idem vf) Type : Film Genre : Cyberpunk Durée : 1 h 32 mn Année de prod. : 2002 Produit par : Kinétique
Fiche du DVD
Zone : 2 (Europe) Format cinéma : 1.85 Format vidéo : 16/9 compatible 4/3 Support : DVD-9 (1 face/2 couches) Boitier : Disponibilité : Disponible (15/06/2005) Editeur : MK2
Format sonore
Japonais 5.1 ; Japonais Stéréo
Sous-titre(s) : Français.
Bonus/Goodies :
Chanson Hell mix
Chanson One day for Maria
Storyboard
Tatla en 3D
Meguro City en 3D
Bande-annonce, clip et section DVD-Rom
Présentation
t.o.L (Trees of Life) est le nom d'un collectif de graphistes et de musiciens japonais. Et Tamala 2010, première partie d'une trilogie animée, a pour objectif de faire de Tamala une icône du siècle...
Petite chatte-punk agressive, Tamala renaît chaque année. Les conditions de cette naissance sont entourées d'un profond mystère. A la recherche de sa mère, Tamala s'envole vers Orion. Touchée par une astéroïde, elle doit atterrir en catastrophe sur la planète Q, où sévit la multinationale "Catty&Co.", dont le but est de contrôler la Galaxie des Chats toute entière, en se servant de Tamala à son insu... Scénario confus, ruptures de ton incessantes, difficile de comprendre où le récit veut en venir.
Image
Splendide ! Mais on n'en attendait pas moins d'un film réalisé en flash, dont la compression n'a pas dû poser trop de souci. Le piqué se montre précis et les contrastes très bien définis, un grand bravo à l'éditeur, respectueux du film original.
Son
Seule une VOST est proposée, sachant qu'une VF n'aurait pas été rentable vu le caractère guère grand public du film. Les pistes incluses sont claires et avec une judicieuse répartition des effets, avec une préférence logique pour le 5.1.
L'éditeur MK2 est réputé pour sa volonté inextinguible de faire paraître grands classiques et inédits expérimentaux sur support numérique, avec un soin et un respect profond pour le travail du cinéaste, comblant systématiquement l'exigence du cinéphile. Tamala 2010 appartient à la catégorie des œuvres expérimentales, et les suppléments du DVD sont au diapason. Les menus, déjà, bouleversent les habitudes du consommateur, avec des couleurs flashy et des titres de bonus quasi-illisibles. Bon goût ou pas, l'unité graphique très psychédélique constitue un effort méritant d'être salué. Toutefois, les suppléments à proprement parler sont loin d'éclairer le film, car ce ne sont que clips et brefs storyboards que l'on trouvera à se mettre sous la dent. La bande-annonce complète le tout, et l'on en vient à regretter l'absence d'un module sur t.o.L, qui aurait pu apporter une tentative d'éclaircissement sur un long métrage d'une singularité déroutante. Une section DVD-Rom très bien conçue vous permettra d'installer toutes sortes de goodies sur votre PC, comme des fonds d'écran de toute beauté, ou de parcourir à loisir de nouveaux clips et galerie photos... Signalons qu'une figurine Tamala devrait être incluse au packaging, mais l'éditeur n'a pas été en mesure de nous la fournir pour les besoins de ce test.
Hell mix -chanson extraite de la BO (7'10)
One day for Maria -chanson extraite de la BO (5'25)
Storyboard (4')
Tatla en 3D (2')
Meguro City en 3D (4'37)
Bande-annonce (2'25)
Clip (1'13)
Section DVD-Rom
- Clips, galerie photos, économiseur et fonds d'écran
Bilan artistique
Il y a bien longtemps que je ne m'étais pas retrouvé face à un tel OFNI (Objet Filmique Non Identifié), aussi déroutant, mystérieux, surréaliste même. Tamala 2010, premier long métrage intégralement réalisé avec le logiciel Flash, accessible et peu coûteux, constitue en effet une production hors normes, dont les ressorts scénaristiques ne semblent obéir à aucune logique, et dont la nette impression de vacuité finit par endormir plus qu'envoûter. S'ajoute surtout à cela une vulgarité dans les propos totalement injustifiée, dont la gratuité provoque une réaction épidermique là où le but est sans doute d'amuser ou d'étonner. Mais suffit-il d'être décalé et ordurier pour prétendre au statut d'œuvre d'art ? Je vous en laisse seul juge. Je reste toutefois sceptique devant l'intérêt du personnage de la chatte punk, traitant sans raison particulière sa génitrice de "salope"... Toutefois, étant peu coutumier du lynchage facile, j'essaye toujours de dégager les qualités d'un film et de tenter de comprendre l'intention du réalisateur. En l'occurrence, l'animation apparaît rudimentaire mais plutôt sympathique, quelques bonnes idées de mise en scène sont à noter, le chara design se montre globalement séduisant et l'ambiance surréaliste teintée d'absurde peut retenir l'attention du spectateur, à de rares moments. Mais ceux-ci sont justement si volatils que les aventures de Tamala finissent par devenir vaines, et le récit en roue libre d'achever l'ennui le plus total chez le vaillant amateur d'animation. Manifestement tout fier d'assumer l'étiquette de production underground, le film ne parvient au final pas à susciter autre chose qu'un franc rejet, sinon un profond désintérêt.
Note du disque
Note de l'animé
Difficile d'imputer quoi que ce soit à l'éditeur MK2, sur lequel je ne saurais tarir d'éloges en temps ordinaire. Mais les faits sont là, difficile de trouver un quelconque intérêt à ce long métrage qui, à force de jouer sur le registre techno-futuro-décalé, égare le spectateur davantage qu'il ne parvient à le captiver. Tamala ne manque guère de charisme, mais ses aventures cruellement de rythme. Les férus d'animation pourront éventuellement s'enorgueillir d'avoir découvert le premier long métrage intégralement réalisé en flash, mais c'est une bien maigre consolation. Il ne suffit pas d'être pionnier pour susciter l'engouement.
Points Forts
Points Faibles
+ Design kawaï de Tamala
+ Bouscule les habitudes
du spectateur...
+ Qualité technique du DVD