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Boogiepop Phantom
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Evolution 1/4
Critique de Mazinga, le Mardi 05 Novembre 2002 à 13:07
Staff TechniqueOeuvre orig. : Kohei Kadono (romans) Directeur : Takeshi Watanabe Scénario : Sadayuri Murai, Kiyoshi Mizukami, Nobuyuki Noshiri Chara. design : Shigeyuki Suga Musique : The Art of Club Music For B.P Acteurs : Touka Miyashita: Kaori ShimizuBoogiepop Phantom: Mayumi AsanoNagi Kirima: Yuu AsakawaMasami Saotome: Jun FukuyamaHisashi Jonouchi: Shizuma Teijima
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Fiche de l'animéPublic : 14+
Origine : Japon
Titre original : Boogiepop wa warawanai
Type : Série TV
Genre : Horreur
Durée : 90 mn
Année de prod. : 2000
Produit par : Boogiepop ProjectMadhouse
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Fiche du DVD |
Zone : 2 (Europe)
Format cinéma : 1.33 Plein écran
Format vidéo : 16/9 compatible 4/3 Support : DVD-9 (1 face/2 couches) Boitier : Digipack Disponibilité : Disponible Editeur : Dybex
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Présentation |
Le réalisateur de Slayers, Takashi Watanabe, se lance avec cette nouvelle série sur les traces de Laïn, jusqu'alors la référence pour tout amateur d'animes atypiques et avant-gardistes. Pour ce faire, il est aidé de Sadayuki Murai, le scénariste entre autres de Perfect Blue et Millenium Actress (deux oeuvres de Satoshi Kon).
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1- Portaits from memory : Dans un lycée pour jeunes filles tout ce qu'il y a de plus ordinaire, des étudiantes discutent de la disparition de l'une de leur camarade et d'un étrange personnage que l'imagination collective a baptisé Boogiepop, le dieu de la mort. Moko, une fille discrète et renfermée, apprend qu'un mois plus tôt le garçon qu'elle a un jour aimé a également disparu dans d'étranges circonstances.
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2- Portraits in darkness : Depuis sa plus tendre enfance, Jonouchi a toujours voulu devenir quelqu'un d'exceptionnel. Malheureusement, une maladie fragilisant ses os l'a empêché de s'épanouir comme les autres petits garçons de son âge. Ses nombreuses visites à l'hopital ont permis à Kisugi, son médecin traitant, de découvrir ses intentions et de lui proposer de suivre un traitement bien particulier. Cinq ans plus tard, les premiers effets se font sentir, et il semblerait que Jonouchi ait développé la capacité de littéralement "ôter" la souffrance des gens... |
3- Life can be so nice : Au lycée Shinyo, toutes les lycéennes parlent de la nouvelle disparition survenue il y a peu. Sur le chemin du retour, deux jeunes filles discutent ensemble. Yoko demande à Misuzu d'où lui vient le surnom "Panuru". Celle-ci lui explique que Panuru était sa meilleure amie et qu'elle lui avait enseigné l'amour universel. Plus tard, alors que Misuzu se recueille sur la tombe de son amie trépassée, un jeune homme apparait et lui donne l'impression de la comprendre. Ensemble ils vont essayer de convaincre les autres du bien fondé de leur philosophie, quelque en soit le prix... |
Image |
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L'image ne présente pas de défaut notable. Les couleurs peuvent vous paraître délavées en regardant les captures d'écrans, mais sachez que ce ton quasiment monochrome est voulu par le réalisateur. Les halos et autres effets lumineux qui contribuent à donner à la série son aspect irréel et mystique sont parfaitement restitués. Les contours sont également très nets grâce à une très belle définition. Aucun problème de compression n'est à noter.
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Son |
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Les deux pistes présentes nous gratifient d'un Dolby Stéréo de très bon niveau, suffisamment puissant pour nous faire profiter de l'excellente musique du groupe "The Art of Club Music For B.P", tout aussi expérimentale que la série. Le doublage français est sérieux et n'a pas à rougir face à son homologue japonais. Les voix sont claires et les effets sonores (graves et aigus) sont diablement efficaces.
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Interactivité |
| | Packaging |
Les menus de Boogiepop Phantom sortent quelque peu de l'ordinaire par leur côté "Zen" et dépouillé, à l'exception du "setup" qui dénote complètement avec le reste. Pour chaque rubrique et sur fond musical quasi mystique, défile verticalement le titre de l'anime. Si l'aspect général est plutôt réussi, on sent une certaine rapidité d'exécution, et l'absence de bonus me renforce dans mon opinion.
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Bilan artistique |
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Il y a mille choses à dire sur l'aspect artistique de cette oeuvre...
La première que l'on remarque, c'est évidemment le parti pris esthétique choisi par l'auteur. A l'heure du tout digital qui permet aux animés de profiter d'une riche palette de couleurs, Takeshi Watanabe et son équipe ont choisi la sobriété d'une chromatique cuivrée, douce au regard, et qui d'emblée nous projette dans un univers particulier.
Chaque épisode se présente comme un loner et peut être regardé indépendamment du reste. En même temps, certains éléments et personnages, apparaissant dans un premier temps comme anodins, sont repris dans l'épisode suivant, ce qui tend à constituer une trame globale puis à la complexifier à chaque nouvel épisode. Ainsi, dans le premier épisode, on aperçoit l'espace de quelques instants Jonouchi, qui deviendra le personnage principal de l'épisode suivant; même chose pour la jeune Yoko, que nous découvrons rapidement dans le second épisode et qui jouera un rôle primordial par la suite.
La mise en scène est l'autre grande force de Boogiepop Phantom. L'originalité et la complexité du scénario sont renforcées par une mise en scène magistrale faite de nombreux flash-backs, décomposant un épisode en courtes scènes qui sont a priori mises bout à bout sans cohérence aucune. Cette oeuvre requiert de la part du spectateur un réel effort d'attention pour être appréciée à sa juste valeur.
Enfin, un mot sur la bande-son complètement trippante, composée et interprétée par The Art of Club Music For B.P., sorte de techno mystico-expérimentale qui se fait tout d'abord discrète (épi. 1), puis intrigante (épi. 2) et enfin totalement fascinante (épi. 3). La musique est à ce point en symbiose avec l'image que le choix d'une toute autre composition eut été une atteinte à la perfection de l'animé.
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© Boogiepop Project / Madhouse
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Note du disque |
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Note de l'animé |
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Algol (16 Décembre 2003 à 09:00) : Bilan artistique
Ce qui m'a tout d'abord frappé dans cette oeuvre, c'est son atmosphère glauque et oppressante, une atmosphère encore renforcée par le style très dépouillé et les couleurs blafardes, proches du noir et blanc. Puis, au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire, on sera pris par la construction implacable du scénario, qui a toujours une ou deux longueurs d'avance et qui délivre les informations au compte-goutte, suivant une trame compliquée et captivante. On a affaire ici à une véritable histoire, qui ne dévoile ses secrets que très lentement, et qui exige du spectateur une attention de tous les instants. C'est une oeuvre d'art totale, où chaque élément contribue à la réussite générale.
Bilan éditorial
Dynamic reste fidèle à ses habitudes avec ce DVD: si les bonus manquent toujours à l'appel, la qualité technique est excellente (notamment une image très bien définie, avec des noirs profonds, qui sert parfaitement l'esthétique de l'animé), et les menus sont originaux et très bien réalisés.
Conclusion
Cet animé est une révélation: intelligent, sombre, passionnant, il vous fera frémir plus d'une fois. C'est un vrai animé d'horreur: une honneur engendrée non par ce que l'on voit, mais par ce que l'on ne voit pas, une horreur nourrie de légendes urbaines exaltées par l'imagination. On ne peut évidemment s'empêcher de tracer des parallèles avec Lain, mais Boogiepop Phantom vous emmène encore plus loin, dans un voyage intérieur particulièrement oppressant.
Un indispensable, pour ceux qui n'ont pas peur de devoir réfléchir en regardant un animé!
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Matériel utilisé pour le test :
Lecteur DVD Atex DVD-2700
Téléviseur 29" Hitachi
Ampli Pioneer VSX-D511
Enceintes ALR Jordan Entry 2M SE
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